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SCICLI: La Campagna, i muretti a secco, la masseria
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LA MASSERIA MUSEI SENZA CAPOLAVORI |
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La storia delle masserie è antichissima, il suo significato deriva da mansus, germanico e dalle masse, romane. Esse furono le dimore del colono, del campiere, del bracciante, del massaro. Qui si sviluppò l’agricoltura per intere generazioni e sorse e prosperò nelle zone a tipica vocazione latifondista. La masseria s’impose su cozzi rocciosi per evitare i pericoli della malaria, per controllare una vasta porzione di feudo e per non occupare terreno agrario. Un insieme, una massa di fabbricati che ne facevano una cittadella autonoma, luogo di residenza, di culto e di lavo
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The history of the “masseria” dates back to ancient times. The word’s meaning derives from the German mansus and from the Latin masse. The “masseria” was home for the farmer, the farm labourer, and the husbandman. Here agriculture developed for many generations and large estates were especially typical in this area. The “masseria” would normally be built upon a rock in order to avoid risk of malaria, to better overlook the property and to not occupy farmland. It was a compound of mass of various buildings that formed a self-sufficient rural borough, a place of residence, worship and work. La campagne, les murs en pierre sèche, la" Masseria". « A campagna runa, a campagna pigghia » (la campagne donne, la campagne reprend) disent avec fatalisme les paysans et les bergers qui sur ces pavés millénaires ont vécu honorablement ou enduré la faim avec dignité. Gestes ancestraux, rites, sculptés dans la mémoire collective qui font abstraction du temps, tout comme fait abstraction du temps la campagne de Scicli et son charme inaltérable qui attirent sur ses collines visiteurs d’été et d’hiver, sans solution de continuité, subjugués par la force primitive qu’ils dégagent, et par les forts et violents contrastes des paysages qui les caractérisent. On passe sur une courte distance de quelques centaines de mètres du vert intense des potagers cultivés, des nombreuses explosions du jaune éclatant des genêts et de l’éblouissant vermillon des coquelicots aux denses collines où règnent les agaves, les figuiers de barbarie, les palmiers nains, les oliviers, les amandiers et enfin les caroubiers aux fruits sucrés qu’ils dispensent avec une prodigalité inépuisable ; c’est la marque incontestable du paysage de notre province. Et puis encore les lentisques, euphorbes et le vent qui donne vie à un concert de couleurs qui changent continuellement du vert émeraude, au rouge, au marron. Mais ce paysage n’est pas seulement naturel: il fait vivre en lui la trace du passage de l’homme avec ses murs en pierre sèche qui dessinent, sur les plateaux de notre territoire, une géométrie surréaliste. Les pierres, encastrées les unes sur les autres, forment un ample réseau qui rayonnent comme des toiles d’araignées. Elles constituent une géographie pour navigateurs de terre ferme, des lignes directrices qui guident à travers la campagne; ces murs séparent les champs, tracent les sentiers et, aujourd’hui, bordent les routes goudronnées. D’habiles mains d’artisans agriculteurs," i mastri ri mura" (les maître des murs), avec une patience séculaire, ont été les auteurs de ces chef-d’œuvres, visibles encore de nos jours. Tout comme les "masserie", riches d’événements merveilleux et rudes que les marées du temps n’ont pas effacés. L’histoire des " masserie" est très ancienne: son nom vient du germanique « mansus » emprunté au latin « mansa » et qui désignaient les demeures des colons, des gardiens, des ouvriers agricoles, du "massaro" (le propriétaire). Ici s’est développée l’agriculture pendant des générations entières ; elle est née et a prospéré dans des zone vouées aux grandes étendues .La masseria s’est installée sur les tertres pour éviter les dangers de malaria, pour contrôler la majeure partie du fief et pour ne pas occuper les terres cultivables. Un ensemble, une agglomération de constructions qui en faisaient une citadelle autonome, lieu d’habitation , de travail et de prière.
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